
La Semaine de sensibilisation aux espèces envahissantes a lieu du 23 février au 1er mars!
Les espèces envahissantes constituent une menace majeure pour les espèces en péril et les parcs que nous aimons. Les membres de notre personnel travaillent d’arrache-pied pour protéger nos précieux espaces naturels.
L’année dernière, l’Ontario a investi plus d’un demi-million de dollars pour lutter contre les espèces envahissantes dans nos parcs provinciaux et nos réserves de conservation! Des projets menés dans toute la province ont été soutenus par le Programme de conservation des espèces!
Voici quelques exemples de la manière dont notre personnel dévoué a utilisé cet investissement pour lutter contre les espèces envahissantes l’année dernière :
Lutter contre le nerprun dans le parc provincial Emily
Les membres du personnel du parc Emily n’apprécient guère le nerprun.
Cette espèce envahissante et résistante sévit dans le parc depuis des décennies. Elle est extrêmement difficile à éliminer et repousse avec une vigueur redoublée!

Il est difficile de le croire lorsqu’on se promène aujourd’hui dans le parc provincial Emily, mais le terrain de camping était autrefois des champs agricoles. Au fil des ans, les membres du personnel ont travaillé d’arrache-pied pour rétablir l’équilibre naturel et créer des conditions favorables pour assurer la prospérité des espèces indigènes, y compris les espèces en péril.
Ces dernières années, le personnel du parc a travaillé très fort pour gérer le nerprun cathartique.

Si vous vous êtes déjà demandé ce que font nos employés lorsque les parcs ferment pour la saison, voici l’une des réponses. L’élimination du nerprun nécessite beaucoup de détermination et d’efforts physiques.
En minimisant la propagation du nerprun, on libère de l’espace nécessaire pour que les espèces indigènes puissent s’épanouir. De plus, en 2025, le personnel du parc a commencé à planter des espèces indigènes dans ces nouveaux espaces!

Bravo à l’équipe du parc Emily!
Gestion des moules dans le Nord-Ouest de l’Ontario
Le lac des Bois est un immense plan d’eau situé dans le Nord-Ouest de l’Ontario, à la frontière du Minnesota et du Manitoba. De nombreux parcs et réserves de conservation se trouvent autour de ce site, notamment la réserve de conservation du lac des Bois et le parc provincial Sable Islands. Cette région abrite de nombreuses espèces en péril, notamment l’esturgeon jaune et le cisco à mâchoires égales.

Au cours des années précédentes, nos partenaires internationaux, provinciaux et autochtones ont détecté des larves de moules zébrées dans le parc provincial Sable Islands.
Heureusement, aucune population établie n’a été trouvée. Et notre personnel souhaite qu’il en reste ainsi.
Les moules zébrées peuvent être extrêmement nocives pour les écosystèmes lacustres. Elles surpassent les espèces indigènes dans la compétition pour la nourriture. Leur présence peut également entraîner la prolifération d’algues toxiques et augmenter les bactéries pathogènes, comme le botulisme aviaire. Les moules zébrées sont particulièrement néfastes pour nos moules indigènes, dont beaucoup sont des espèces en péril.

Quand il s’agit de lutter contre les espèces envahissantes, les données sont indispensables. Il est essentiel de repérer les invasions avant que les populations ne s’établissent. C’est pour cette raison qu’en 2025, notre personnel du nord-ouest a mené une enquête dans quatre zones protégées distinctes autour du lac des Bois.
La bonne nouvelle : aucune moule zébrée adulte n’a été détectée! Mieux encore, le personnel a trouvé DEUX espèces de moules indigènes.
C’est en restant vigilants que nous protégerons nos surfaces d’eau. Le personnel prévoit de déployer cette année des plaques de fixation pour les moules zébrées (sur lesquelles celles-ci peuvent se fixer pour être observées). Nous étendrons également nos efforts de surveillance aux zones protégées en amont des lacs des Bois, sur le lac Rainy et au parc provincial Quetico.
Protéger les lacs du parc provincial Algonquin des moules zébrées
Le parc provincial Algonquin est le bassin versant de nombreuses zones situées à l’extérieur du parc et un bastion pour les communautés de poissons d’eau froide. L’un des objectifs de la délimitation du parc était de protéger ces bassins versants, car si ceux-ci sont compromis, tout ce qui se trouve en aval l’est également.

Saviez-vous que le parc provincial Algonquin abrite une espèce en péril qui n’existe nulle part ailleurs en Ontario? Il s’agit du grand corégone du lac Opeongo qui est vulnérable à l’extinction.
Le cladocère épineux constitue une menace majeure pour sa survie.
Le cladocère épineux est un zooplancton envahissant. Une fois introduit dans un plan d’eau, il ne peut plus en être éliminé. Mais nous pouvons essayer d’empêcher son introduction dans d’autres lacs.
Depuis que le cladocère épineux a été détecté pour la première fois dans le parc provincial Algonquin en 2022, le personnel travaille d’arrache-pied pour empêcher sa propagation.
Une partie importante de ces efforts consiste à recueillir des données. En 2025, le personnel du parc a prélevé des échantillons dans 25 lacs et rampes de mise à l’eau prioritaires où le risque est le plus élevé.

La sensibilisation du public a également été une priorité. En général, le cladocère épineux ne peut remonter les cours d’eau que lorsqu’il est transporté par l’homme. Qu’il s’agisse de promouvoir une station de nettoyage pour bateaux, d’ajouter une alerte dans le système de réservation ou de publier des messages sur les réseaux sociaux comme celui-ci, le personnel du parc fait tout le nécessaire pour sensibiliser les visiteurs.

Si vous visitez le parc provincial Algonquin, aidez-nous à protéger nos lacs contre le cladocère épineux :
- Vérifiez votre équipement et assurez sa propreté. Gardez l’œil sur les espèces ayant la forme de petits sacs transparents remplis de gelée et dotés d’une longue épine dorsale. Séchez toujours votre embarcation et votre équipement à l’aide d’un linge ou d’une serviette. Vos pagaies, cordes, lignes de pêche et cannes à pêche peuvent toutes abriter des cladocères épineux. Videz toute l’eau stagnante des bateaux, canots et kayaks. Effectuez ces vérifications avant de vous rendre au parc Algonquin et lorsque vous passez d’un lac à un autre, y compris lors des portages.
- Soyez particulièrement vigilant lorsque vous traversez des lacs infectés. Les cinq lacs où la présence du cladocère épineux a été confirmée sont Galeairy, North Tea, Manitou, Kioshkokwi, Rock Lake et Three Mile Lake.
- Attendez d’être arrivé à destination avant de lancer votre ligne. Cela permet de réduire les risques de transmission entre les lacs.
- Signalez toute observation. Si vous apercevez des cladocères épineux sur votre équipement, prévenez le personnel du parc ou faites un signalement par le biais de l’appli iNaturalist.
Nous devons tous travailler ensemble pour tenir cet envahisseur à l’écart!
Nous avons besoin de votre aide!
Il ne s’agit que de trois projets parmi des dizaines d’initiatives mises en place dans nos parcs l’année dernière! Les membres de notre personnel travaillent fort, souvent dans l’ombre, pour lutter contre les espèces envahissantes.
Et nous avons besoin de votre aide! Qu’il s’agisse de nettoyer vos bottes entre deux randonnées ou de nettoyer, vidanger et sécher votre bateau, nous comptons sur nos visiteurs pour nous aider à préserver la santé de nos parcs.

Vous pouvez également nous aider en signalant les espèces envahissantes que vous observez sur les applis EDDMapS ou iNaturalist. Comme nous l’avons mentionné précédemment, les connaissances sont indispensables pour lutter contre les espèces envahissantes.
Vous voulez agir dès aujourd’hui? Tout de suite?
Partagez cet article avec un ami ou publiez-le sur vos comptes de réseaux sociaux! N’oubliez pas : c’est la Semaine de sensibilisation aux espèces envahissantes.
C’est le moment idéal pour aider à sensibiliser le public aux menaces qui pèsent sur nos parcs!

