Les résolutions du Nouvel An d’un amateur de nature

Lever de soleil en hiver.

Le billet d’aujourd’hui a été rédigé par Alistair MacKenzie, superviseur de la gestion des ressources et du programme Découverte au parc provincial Pinery.

Alistair vêtu d’un manteau vert et d’une casquette portant le logo Ontario Parks.

À l’arrivée de la nouvelle année, nombreux d’entre nous prennent des résolutions personnelles pour s’améliorer ou pour aider leurs familles et leurs communautés.

Moi-même, je compte prendre plusieurs résolutions (Mince! En commençant par les beignes glacés à la crème sure!). Sur une note plus sérieuse, j’ai choisi l’année 2026 pour prendre quelques résolutions liées aux parcs et aux zones protégées.

Dans mon cas, je travaille et je passe mon temps libre dans les nombreux paysages fabuleux des parcs de l’Ontario, et c’est là où je compte concentrer mes efforts, sans m’y limiter toutefois…

… je prévois également inclure tous les espaces verts qui seront sur mon chemin!

Seules, mes contributions risquent d’être limitées. Je vous encourage donc à joindre vos efforts aux miens.

Vous allez peut-être vouloir établir votre propre liste. Mais une seule chose est certaine, nos parcs ont besoin d’aide, alors songez à prendre soin des zones protégées.

À cet effet, voici ma liste de dix résolutions pour les parcs de l’Ontario :

1. Stationner une seule fois

Pour toutes mes futures visites aux parcs, j’appliquerai le principe de Stationner une seule fois pour limiter l’utilisation de mon véhicule.

Les voitures et les camions contribuent à la pollution de l’air. Ils exercent une pression sur les infrastructures des parcs et ont un impact important sur les populations animales à cause de la mortalité routière.

Employé du parc au kiosque de location de vélos.

De ce fait, j’ai pris la décision d’explorer davantage les environs des parcs à mon arrivée, que ce soit à pied, à vélo, en canot ou en kayak. N’oubliez pas que de nombreux parcs proposent la location de toute sorte d’équipement. Vous pouvez donc louer un vélo, des skis ou un bateau pour vos explorations… mais, bien sûr, marcher, c’est gratuit!

Donc, dès que j’arriverai dans un parc, j’explorerai des secteurs à pied, à vélo en canot ou en kayak. N’oubliez pas que beaucoup de parcs proposent la location d’équipement. Vous pouvez donc louer un vélo, des skis ou une embarcation pour votre exploration… et bien sûr, marcher, c’est gratuit!

Cette résolution m’aidera également à tenir certaines de mes résolutions personnelles en matière de santé et de bien-être.

2. Faire partie des « Amis de Parcs Ontario »

Je compte renouveler mon adhésion à l’organisme Friends of Pinery Park et toutes les fois que je visiterai d’autres parcs j’envisagerai de devenir membre de leurs groupes d’Amis (ou, du moins, d’acheter un billet pour leurs loteries caritatives).

Groupe de randonneurs à la promenade panoramique surplombant des terres humides.
Membres de l’association Friends of Mashkinonje sur un sentier sans barrières.

Les Amis de Parcs Ontario sont des organismes de bienfaisance sans but lucratif qui complètent et améliorent les activités éducatives, récréatives et de protection des ressources offertes par Parcs Ontario. Par exemple, en organisant des campagnes de nettoyage de parcs ou en obtenant des subventions pour des projets liés aux parcs.

Étant donné que Amis de Parcs Ontario dépendent en grande partie du soutien des bénévoles, je compte leur donner un coup de main, financier ou autre, pour les aider dans leurs efforts.

3. Pratiquer la science communautaire

Le vieil adage « l’union fait la force » s’applique particulièrement bien à la science communautaire.

De nombreux employés dévoués travaillent pour Parcs Ontario et le ministère de l’Environnement, de la Protection de la nature et des Parcs, mais avec un ensemble de parcs dont la superficie totale est de deux fois celle de la Suisse, le travail de recensement et de surveillance de ces territoires que nous partageons est immense.

Je m’engage à observer, à consigner et à signaler toutes les espèces et tous les phénomènes naturels que j’apercevrai ou dont je serai témoin au cours de mes visites cette année.

Un employé prenant une photo d’une plante pour l’appli iNaturalist.

Je profiterai des nombreuses initiatives existantes en matière de science communautaire (consulter les projets iNaturalist, l’Atlas des reptiles et amphibiens de l’Ontario (disponible en anglais seulement) ou encore le billet sur la science communautaire). Quand je serai dans le parc Pinery, j’utiliserai l’appli Explore Pinery que les Amis du parc Pinery ont contribué à développer.

Signaler vos observations contribue à alimenter une base de données indispensables pour la direction du parc, les efforts de protection des espèces en péril, ainsi que les projets de recherche et d’infrastructure. En dépit du travail déjà réalisé, nous en savons relativement peu sur les sites où se trouvent les espèces dans nos parcs, et même si nous disposons de ces données, davantage de détails ne feront qu’optimiser les décisions que nous prenons concernant ces zones protégées.

4. Ramasser

Pour mes prochaines visites aux parcs, je m’engage à ramasser au moins dix déchets. J’ai l’impression que la quantité de détritus est interminable dans nos parcs, particulièrement au niveau des plages et des rivages.

Des déchets sur un sentier.

Je ferai en sorte que ces déchets ne soient plus là lorsque vous visiterez le parc après moi. Si nous faisions tout cela, nos parcs seraient en meilleure santé.

Lorsque vous visitez des parcs, assurez-vous de placer les déchets et les articles à recycler au bon endroit, ou songez à rapporter les déchets que vous générez.

5. Sensibiliser les enfants

J’ai deux garçons en pleine croissance qui adorent les parcs et je veux prendre la résolution de faire en sorte que davantage d’enfants aient accès aux parcs pour profiter pleinement de la nature et admirer les merveilles qui s’y trouvent.

Deux enfants utilisant une loupe pour observer une bûche.

Si vous êtes un(e) éducateur(ice), consultez les activités virtuelles de notre équipe Découverte et faites une demande de réservation pour une visite guidée dans la nature sans avoir à quitter votre salle de classe.

6. Rester sur les sentiers battus

Quand je visiterai des parcs, je resterai sur les sentiers officiels. D’importants efforts de planification sont entrepris pour offrir aux visiteurs des loisirs durables, tout en respectant notre objectif principal qui consiste à protéger l’intégrité écologique des parcs.

Un panneau indiquant aux randonneurs de rester sur le sentier en raison de la fragilité des écosystèmes.

Rester sur les sentiers désignés atténue l’incidence sur les aires et les espèces menacées. Dans bien des cas, ces sentiers se situent déjà dans des zones offrant des vues incroyables et permettant d’observer des événements naturels, tels que la puissance des cours d’eau – je compte donc me fier au choix de Parcs Ontario et rester sur les sentiers officiels.

7. Respecter l’espace naturel de la faune sauvage 

Je suis certain que pour la plupart d’entre nous, l’une des principales raisons de visiter les parcs consiste à observer la faune sauvage. Je prends la résolution de laisser aux animaux l’espace dont ils ont besoin lorsque je les rencontre.

À l’ère de la photographie et de la vidéo numériques, il est passionnant de croiser un élan, un ours noir ou même un animal plus petit, comme une martre, et de vouloir immortaliser cette rencontre.

Une martre des pins dans la neige.

Les animaux sont des experts en gestuelle, mais souvent, nous ne comprenons pas leurs signaux subtils. Se rapprocher de trop près des animaux peut leur causer du stress et présenter un danger pour eux comme pour nous… En effet, cela peut également les pousser à adopter un comportement anormal.

Je vais m’assurer d’avoir mon téléobjectif à portée de main et je vais me contenter d’admirer la faune sauvage de loin.

Préservons leur habitat sauvage et respectons leur liberté.

8. Silence

Les êtres humains dépendent énormément de leur vue, pourtant j’ai appris des choses étonnantes grâce aux personnes malvoyantes : si vous vous arrêtez et fermez les yeux dans un parc, vous aurez droit au remède sonore le plus efficace et le plus agréable contre le stress.

Un membre du personnel assis, les jambes croisées et les yeux fermés dans une forêt.

Au printemps, les amphibiens chantent avec frénésie pour trouver un partenaire.

Plus tard, les oiseaux migrateurs et résidents se mettent à chanter pour défendre leur territoire tout en prenant soin de leurs petits.

Si vous vous installez tranquillement près d’un feu de camp ou au bord d’un lac vers la fin de l’été, vous aurez peut-être la chance d’entendre le cri émouvant d’un loup. Le craquement caractéristique des feuilles mortes sous vos pieds lors d’une randonnée automnale et le silence d’un lac gelé en février sont des expériences tout aussi incroyables que vous pouvez vivre les yeux fermés et les oreilles attentivement à l’écoute.

Cette année, je suis d’autant plus déterminé à garder le silence lorsque je me trouve dans un parc. Je vais respecter mes compagnons de camping et la nature qui nous entoure en baissant la voix.

9. Ralentir

J’ai précédemment mentionné que j’allais « stationner mon véhicule une seule fois », mais je vais également ralentir en conduisant. Nous sommes tous de plus en plus pressés par la vie.

Lorsque je visite des parcs, souvent, l’ai l’impression que je ne ralentis pas complètement lorsque je franchis l’entrée principale. Or, rouler trop vite dans les parcs peut avoir de nombreuses conséquences négatives.

Un panneau signalant le passage d’animaux sauvages à proximité de la route.

En premier lieu, cela met en danger les autres visiteurs et le personnel du parc, mais cela risque également d’avoir un impact sur les éléments naturels pour lesquels nous avons parcouru tant de kilomètres.

Je vais essayer de stationner mon véhicule lorsque j’arrive dans un parc. Après les longs trajets en voiture qu’il faut souvent effectuer pour se rendre à mes sites préférés, j’ai besoin de prendre une grande respiration.

En conduisant lentement, je pourrai mieux admirer les paysages incroyables qui m’entourent et je protégerai les autres campeurs, le personnel du parc et les animaux sauvages.

10. Aider au lieu de nuire

Les espèces envahissantes constituent une menace de plus en plus importante pour nos aires protégées. Je vais m’assurer de faire partie de la solution, et non du problème, en veillant à ne pas propager d’espèces envahissantes.

Je laverai ma voiture et mon vélo avant de me rendre dans les parcs, et je laverai souvent mes bottes ou, au moins, je brosserai la boue susceptible de contenir des graines sur mes semelles. Je laisserai mon bois de chauffage à la maison et j’en achèterai au parc.

boot brush station being used

Je ferai en sorte que mes embarcations ne transportent pas d’espèces aquatiques envahissantes d’un lac à un autre. Je signalerai également les espèces envahissantes au personnel du parc lorsque j’en trouverai (vous pouvez également utiliser l’application EDDMapS (en anglais). Il s’agit d’un système de cartes de répartition pour le dépistage précoce.

Jusqu’à présent, je n’ai eu que des expériences mémorables dans les parcs…

Cette année, je compte donner un peu plus en retour lors de chacune de mes visites.

Je continuerai à nager, à rire, à m’émerveiller face aux animaux et à dormir à la belle étoile, mais je m’efforcerai également de faire en sorte que nos parcs provinciaux soient un peu mieux entretenus à partir du mois de janvier.

J’espère que vous inclurez les parcs dans votre liste de résolutions, et si vous le faites, en tant que membre de la communauté ontarienne qui aime la nature, je vous remercie d’avance pour vos efforts.

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