
Imaginez : vous êtes une couleuvre fauve de l’Est.
Après avoir passé les mois les plus chauds à vous prélasser au soleil, à chercher de quoi manger et à pondre vos œufs, le moment est venu de trouver votre site d’hivernage.
Mais quelque chose vous sépare de votre endroit sûr pour passer l’hiver : d’innombrables êtres de métal géants se croisent devant vous, avec peu d’envie de ralentir ou de vous laisser arriver à destination en toute sécurité.

Si vous essayez de traverser, vous risquez d’être frappé par l’un de ces êtres.
Si vous n’atteignez pas votre site d’hivernage, vous succomberez probablement aux éléments.
Le trajet pour trouver un nouvel endroit de repos est maintenant une question de vie ou de mort.
Les voitures : une cause majeure de la mort d’animaux sauvages
Traverser des routes dangereuses est une malheureuse réalité pour une bonne partie des petits animaux sauvages de la province.
Être heurté par les voitures et les camions représente un risque important pour les populations animales, en particulier les espèces en péril.
Les grands mammifères comme les cerfs et les orignaux sont beaucoup plus faciles à repérer lorsqu’on circule sur les routes du parc.
Les animaux sauvages plus petits, comme les serpents, les tortues, les mouffettes, les tamias (petits suisses), les écureuils et les salamandres, sont beaucoup plus difficiles à voir depuis le siège du conducteur.

Dans les parcs comme le parc provincial Killbear, on a constaté une augmentation du nombre des animaux tués sur les routes, particulièrement parmi les populations de serpents à risque.
Dans un rapport publié en 2025, 380 mortalités observées sur la route à Killbear étaient des couleuvres, dont la couleuvre fauve de l’Est, une espèce classée comme menacée par le Comité de détermination du statut des espèces en péril en Ontario.
Comment résoudre ce problème?
Nous vous présentons l’écopassage.
Il s’agit d’un ponceau spécialement conçu qui réduit la mortalité routière en offrant aux espèces un moyen sécuritaire de franchir la route.
Des membres du personnel ont installé un nouvel écopassage cette année! Cela porte à cinq le nombre total d’écopassages à Killbear!
Écoutez Hope Freeman, naturaliste principal du parc, et Alex Heffernan, chercheur spécialisé dans les serpents, alors qu’ils nous expliquent comment ces écopassages sont construits :
Comment fonctionnent les écopassages?
Ils prennent la forme d’un tunnel sous la route et permettent aux animaux sauvages de traverser en toute sécurité vers le côté opposé.
Les écopassages sont placés stratégiquement aux « points chauds » le long des routes de Killbear. Il s’agit d’endroits où les risques de se faire frapper sur la route sont les plus élevés.
Les écopassages protègent la faune du parc, en particulier les espèces vulnérables comme le serpent à sonnettes massasauga menacé.

Comme les animaux ne peuvent pas lire les panneaux, l’équipe Killbear a également installé des clôtures qui longent les routes.
Ensemble, les clôtures dirigent la faune vers les écopassages, un chemin que la faune peut emprunter pour traverser sans être heurtée sur la route.

Les employés continueront de surveiller attentivement les écopassages pour voir quels animaux sauvages les utilisent.
Protéger la faune, un passage à la fois
Le financement de ce projet (et de nombreux autres!) est accordé dans le cadre du Programme de conservation des espèces, qui prévoit 20 millions de dollars par année pour des projets qui appuient la protection et la conservation des espèces en péril en Ontario.
La prochaine fois que vous visiterez le Centre de découverte de Killbear, demandez à un membre du personnel amical de vous en dire plus sur les clôtures fauniques, les écopassages et les recherches sur les serpents qui sont menées dans le parc!
Vous pouvez même rencontrer des serpents résidents de Killbear, Noodin, la couleuvre fauve de l’Est, et Russ, le serpent à sonnettes de Massasauga, et explorer leurs histoires!
Vous voulez donner un coup de main? Participez aux efforts de protection :
- en roulant lentement sur les routes du parc
- en étant à l’affût des serpents, des tortues et d’autres créatures (surtout entre avril et septembre);
- en signalant vos observations de serpents et d’animaux sauvages au personnel du parc et à iNaturalist

