
Le billet d’aujourd’hui a été rédigé par Ian Shanahan, responsable de la découverte au parc provincial Algonquin.
L’« Algonquin’s blazing landscape (le paysage enflammé du parc Algonquin) » est une expression utilisée pour décrire le parc provincial Algonquin au plus fort des couleurs d’automne, c’est-à-dire quand les flancs de la majorité des collines longeant la Route 60 semblent enflammés sous les teintes d’orange vif et de rouge des érables à sucre et des érables rouges.
Cette intensité maximale – qui a lieu habituellement vers le 27 septembre, selon les observations faites depuis 1973 (en anglais) – est considérée de façon universelle comme la période la plus spectaculaire, visuellement, pour visiter le parc.
Pour aider les visiteurs à planifier leur visite des couleurs automnales, des rapports d’étape sont présentés dans le Rapport sur la couleur automnale de Parcs Ontario.
La plupart des années, les conditions indiquent « intensité maximale passée » dès la seconde semaine d’octobre, et bien que cette désignation concerne les intensités maximales les plus impressionnantes – celles des érables –, elle ne tient pas compte d’une seconde intensité maximale qui colore le paysage après que la majorité des érables ont perdu leurs feuilles.
Acte II : le jaune doré
Dans le monde du spectacle, les représentations sont souvent découpées en deux ou trois actes.
Peu de personnes douteront que l’intensité maximale du rouge des érables constitue l’acte I des couleurs automnales dans le parc Algonquin; cependant, le jaune doré qui lui fait suite et colore bientôt le paysage est comme l’acte II du spectacle, et cet acte mérite d’être amplement mentionné.

Bien que chaque année soit différente, le jaune doré de l’acte II a lieu habituellement environ une semaine après l’acte I des érables, et il peut durer presque tout le mois d’octobre et même parfois jusqu’au début novembre.
Quelles essences d’arbres jouent un rôle à l’acte II?
Sur notre site Web, la transition de l’intensité maximale (l’acte I) à l’acte II (le jaune doré) indique que la couronne de la plupart des érables du parc a perdu ses feuilles.
Bien que cette transition rende les flancs des collines où poussent les érables moins impressionnants, une promenade dans une forêt d’érables offre encore des paysages éblouissants puisque la moitié ou le tiers inférieur des érables conservent toujours leurs feuilles orangées.
Durant cette transition, les hêtres à grandes feuilles, qui poussent souvent aux côtés des érables de forêts matures, atteignent leur propre intensité maximale colorée du jaune doré ou du brun jaune de leurs feuilles.

Les bouleaux (jaunes et blancs) et les peupliers (peupliers faux-trembles, peupliers à grandes dents et peupliers baumiers) sont des essences qui aiment le soleil et qui repeuplent des zones qui ont été perturbées de façon naturelle, comme lors d’un incendie de forêt.
En conséquence, ils poussent souvent sur de grandes surfaces « fauchées ». Quand ils contrastent avec le vert foncé de conifères comme les épinettes et les sapins dans des zones basses et humides, les bouleaux et les peupliers semblent vraiment resplendir.
Les rouges et les oranges qui ont resplendi de si belle façon pendant l’intensité maximale des érables n’ont pas encore entièrement disparu : les feuilles des peupliers à grandes dents, ainsi que certaines feuilles des couronnes de peupliers faux-trembles, deviennent typiquement d’un jaune orangé impressionnant; beaucoup de feuilles rouges des érables rouges mâles persistent, et dans les zones sèches, au sommet des collines, les feuilles du chêne rouge virent du rouge brunâtre au écarlate profond, avec ici et là une touche de rouge pourpre qui vient s’ajouter au mélange.
L’étrange cas du mélèze laricin
Les conifères – dont les fruits sont en forme de cônes, comme les épinettes, les pins, les sapins, les cèdres et les pruches – sont souvent décrits comme « sempervirents ou persistants », c’est-à-dire que leurs aiguilles ou feuilles en forme d’écaille ne changent pas de couleur ni ne tombent comme les feuilles des arbres à feuilles caduques – les érables, les hêtres, les chênes, les peupliers et les bouleaux.

Cependant, il y a une exception à cette règle : le mélèze laricin. Cette espèce de conifère est haute, triangulaire, et pendant l’été, couverte de grappes denses de courtes aiguilles vertes. Espèce couramment observée dans les zones humides et marécageuses, le mélèze laricin croît habituellement parmi des épinettes noires et blanches.
La toile de fond vert foncé créée par les épinettes fait ressortir le jaune doré profond que prennent les aiguilles du mélèze laricin dans notre acte II.
À leur apogée, les branches courbées vers le bas du mélèze laricin semblent dégoutter d’une cire jaune doré. La couleur unique du mélèze laricin a été décrite par beaucoup comme la plus belle teinte naturelle qu’on puisse observer en tout temps de l’année au parc Algonquin.
Là où on peut admirer la seconde intensité le long du corridor de la Route 60
On retrouve des jaunes dorés tout le long du corridor de l’autoroute 60, surtout à ces points névralgiques :
Pour les peuplements de bouleaux et de peupliers :
- Sentier Centennial Ridges
- Sentier Lookout
- Collines entre le chemin Centennial Ridges et la barrière est
- Poste d’observation du centre des visiteurs
Mélèze laricin :
- Sentier du lac Mizzy
- Stationnement du sentier Hemlock Bluff
- Lac Mew
- Stationnement du sentier Big Pines
- Chemin Opeongo
- Musée du bûcheron du parc Algonquin (de l’autre côté de la route à partir du chemin menant à l’entrée du musée)
Lorsque vous planifierez votre prochain voyage au parc Algonquin, songez à la deuxième intensité maximale moins connue, celle des couleurs automnales quand le paysage enflammé du parc Algonquin cède la place à sa couverture d’or.
On trouve le mélèze laricin partout en Ontario, mais il est plus commun dans le Nord. Examinez le paysage au cas où vous verriez son étonnante couleur dorée pendant vous déplacement en Ontario cet automne.
N’oubliez pas de réserver votre permis de véhicule quotidien à l’avance.
Cet automne, 100 % des permis de véhicule quotidiens seront disponibles à l’avance. Ainsi, nous saurons à l’avance si nous avons atteint notre capacité pour la prochaine fin de semaine, et nous fournirons ces mises à jour sur les médias sociaux.

